Négociations
de Paix - Sun
City (Afrique du Sud)
Les dernières nouvelles
La RD Congo au menu du Conseil des ministres européens
des A.E.
Bruxelles, Belgique (PANA) 11/03/2001 - Le Conseil des
ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne a souligné, lundi à
Bruxelles, l'urgence de faire progresser le processus de paix en RD Congo, afin que soit
restaurée la souveraineté de cet Etat sur son territoire, et que soit assurée la
stabilité dans la région.
Il a notamment appelé les signataires de l'Accord de Lusaka
et la communauté internationale à prendre de nouvelles initiatives et exhorté tous les
Etats étrangers à procéder au retrait de leurs troupes dans "les meilleurs
délais", en conformité avec l'Accord de Lusaka et des résolutions pertinentes du
Conseil de sécurité de l'ONU.
Regrettant vivement les affrontements militaires qui ont eu
lieu récemment dans l'Est de ce pays, le Conseil a appelé toutes les parties
belligérantes au "strict respect" du cessez-le-feu.
Par ailleurs, les ministres européens des Affaires
étrangères ont exprimé leur préoccupation concernant la ville de Kisangani qui n'est
toujours pas démilitarisée.
Ils regrettent également que la libre circulation sur le
fleuve Congo reste impossible, estimant que la question du désarmement, de la
démobilisation, du rapatriement, de la réintégration et de la réinstallation des
groupes armés requiert une attention prioritaire de la part des parties en conflit.
Ainsi le Conseil a demandé aux gouvernements de la RD Congo
et du Rwanda "d'entamer d'urgence" le processus de rapatriement, dans ce dernier
pays, de ses ex-combattants rassemblés dans l'ancienne base militaire de Kamina en RDC.
Une Mission de la Troïka européenne, conduite par le
ministres belge des Affaires étrangères, M. Louis Michel, avait visité en novembre
dernier, l'ancienne base de Kamina avant de se rendre au Rwanda où elle avait été
reçue par le président Paul Kagame.
Le chef de l'Etat rwandais, Paul Kagame, avait contesté la
nationalité rwandaise des ex-combattants rassemblés sur cette base militaire
désaffectée.
Les quelque 2.000 ex-Interhamwés et Ex-Far qui s'y trouvent
avaient affirmé à la délégation européenne qu'ils sont Rwandais et demandaient à
être rapatriés dans leur pays d'origine.
Le Conseil a approuvé la proposition du président Joseph
Kabila de la RDC, demandant la création d'une Commission chargée d'enquêter sur les
allégations du Rwanda relatives à la présence des groupes armés sur le territoire
congolais.
Aussi le Conseil a-t-il salué la décision du Conseil de
sécurité de l'ONU demandant à la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC) de faire,
avant la fin du mois de mars, une évaluation des effectifs des groupes armés rwandais en
territoire congolais.
Les ministres des Affaires étrangères européens ont
approuvé la décision du secrétaire général de l'ONU d'augmenter les effectifs de la
MONUC.
Le Conseil ministériel a également salué l'initiative de
la Banque mondiale visant à créer un Fonds fiduciaire de 400.000 dollars pour financer
les programmes de démobilisation et de rapatriement dans l'ensemble de la Région des
Grands Lacs.
Se félicitant de l'ouverture à Sun City, en Afrique du sud,
des assises du dialogue intercongolais, les ministres des Affaires étrangères de l'Union
européenne ont enjoint tous les participants à s'engager "sans délai
ultérieur" dans les discussion" en substance, "et à faire preuve du sens
de compromis et d'une "volonté d'aboutir dans un délai raisonnable" à un
accord sur une transition "démocratique et inclusive".
Les ministres européens ont en outre examiné la question de
la dette extérieure de la RDC à la lumière des résultats macro- économiques
"positifs" enregistrés par le gouvernement de Kinshasa.
Ils encouragent aussi la recherche d'initiatives pouvant
faciliter la consolidation de la dette extérieure de la RDC dans le cadre d'une
opération à entreprendre auprès des institutions financières internationales.
Bruxelles - 11/03/2002
Page en constructions
|