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Négociations
de Paix - Sun
City (Afrique du Sud)
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Le dialogue bute d'emblée sur le statut du
gouvernement et son rôle
SUN CITY (Afrique
du Sud), 7 mars (AFP) - Les discussions ont d'emblée buté sur le statut du
gouvernement de Kinshasa et son rôle dans une phase de transition, jeudi, lors de travaux
des Assises intercongolaises de Sun City visant à définir les objectifs et procédures
du dialogue.
A huis-clos, un comité de 15 délégués chargé de fixer les règles et procédures du
dialogue, butait jeudi après-midi sur cette question centrale, retardant la tenue d'une
session plénière, qui doit en dernière instance se prononcer sur l'adoption de l'ordre
du jour et du modus operandi du dialogue.
Campant sur des positions déjà exprimées par le passé, les rebelles veulent que le
dialogue de Sun City accouche d'un nouveau gouvernement, gouvernement d'intérim menant la
République démocratique du Congo (RDC) à des élections. Le gouvernement considère
qu'il doit rester en place durant la transition, quitte à partager le pouvoir avec ses
adversaires.
"Le gouvernement dit que le nouvel ordre politique n'inclut pas ce que nous pensons
qu'il inclut. Il est hors de question pour eux d'essayer de consacrer leur pouvoir, ce
n'est pas ouvert à négociation. Sinon que faisons-nous ici?", a résumé un
représentant du Rassemblement congolais pour la démocratierébellion soutenue par le
Rwanda), évoquant les débats du comité.
Pour le ministre de la Communication et porte-parole gouvernemental Kikaya bin Karubi,
"le gouvernement est prêt à inclure des gens d'autres parties dans de nouvelles
structures, un parlement, une commission électorale, mais nous ne sommes pas ici pour
élire un nouveau président. Il y a un gouvernement en place".
"Il peut y avoir un gouvernement d'unité nationale dès que nous quitterons (Sun
City)", a estimé le ministre, qui a par contre catégoriquement exclu un départ pur
et simple du président Joseph Kabila ou de son gouvernement.
"Nous ne nous laisserons pas simplement attribuer un poste ici et là dans une
structure où le gouvernement garderait le contrôle", a répliqué un représentant
de l'autre mouvement rebelle, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), François
Muamba.
Le différend sur le statut des composantes au dialogue intercongolais, et
l'interprétation du "nouvel ordre politique", est aussi vieux que l'accord de
cessez-le-feu de Lusaka (1999) lui-même visant à mettre un terme au conflit en
Qu'il ait refait surface en comité chargé de définir les règles du jeu du dialogue,
signale à la fois que les Assises sont entrées dans le vif du sujet, mais aussi que des
questions-clefs restent non résolues, avant même d'espérer lancer les travaux en
commissions --sur l'intégration de l'armée, la préparation d'élections, d'une
constitution, et la réconciliation nationale.
Volet politique de l'accord de Lusaka, les assises intercongolaises de Sun City entendent
réunir, sur 45 jours en théorie, environ 300 délégués. Elles visent à mettre en
place un nouvel ordre politique pour sortir l'ex-Zaïre d'un passé dictatorial et d'un
conflit régional, qui a déstabilisé l'Afrique centrale depuis 1998.
Le dialogue de Sun City s'est formellement "ouvert" le 25 février, mais n'a
proprement démarré avec une session plénière que mercredi, avec neuf jours de retard,
en raison d'interminables tractations entre rébellion, gouvernement et opposition, sur la
représentation de l'opposition congolaise.
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