Les négociations entre
les belligérants (Gouvernement RCD MLC) et l'équipe de la facilitation en
vue de la reprise du dialogue suspendu mardi matin, ont été rompues ce mercredi en fin
de journée.
Les rebelles du MLC et du RCD, soutenant les principaux
partis politiques d'opposition non-armée, récusent la liste additionnelle de
l'opposition politique.
Le RCD, mouvement rebelle soutenu par le Ruanda, qui avait
pourtant déclaré que le problème de la représentation de la composante
"opposition politique" n'est pas essentiel, a durci le ton et élargi la
contestation à la liste des Maï-Maï (miliciens congolais d'auto-défense farouchement
opposés aux forces d'occupation et difficilement contrôlables). Il accuse en outre le
gouvernement d'avoir relancé les hostilités à grande échelle à l'Est du pays. M.
Ruberwa a parlé de "bataille terrible" et lancé un appel à la MONUC pour
qu'elle "exige du gouvernement de Kinshasa une déclaration solennelle de
cessez-le-feu".
"Ou bien il (Kabila) cesse la guerre, ou il s'entête
dans sa responsabilité et il est inutile de participer aux assises", a ajouté
Ruberwa. "Il ne peut y avoir de dialogue sans cessez-le-feu".
Le MLC a, quant à lui, dénoncé "le manque de
transparence du travail du facilitateur Ketumile Masire", ainsi que "des erreurs
graves dans la façon dont il a désigné certains délégués".
Le MLC, par la bouche de son secrétaire général Olivier
Kamitatu, a accusé Kinshasa de chercher, par tous les moyens, "à retarder la
discussion sur un nouvel ordre politique".
En fin d'après-midi, le facilitateur Ketumile Masire n'avait
toujours pas fait de déclaration.
Certains délégués de la société civile ne cachent pas
leurs inquiétudes et leur impatience, d'autant plus qu'enfin d'après-midi la
facilitation n'avait toujours pas fait de déclaration.