| EDITORIAL
(Etienne TRIAILLE, Rédacteur-en-Chef)
Le souci de l'aspect social des choses ne doit pas nous être étranger. Si l'essentiel
des articles publiés dans notre revue traitent de sciences positives où les sentiments
ont peu de place, il n'est pas mauvais que notre attention soit éveillée de temps à
autre à une dimension plus humaine. C'est à quoi s'attache sans le dire ouvertement
peut-être l'article de SUNKEYI sur le recrutement de la main d'oeuvre indigène lors de
la colonisation.
N'est-ce pas aussi la même non-vision humaine que relève le deuxième article de
KAKESA et MUMBALA à propos du site de Kikwit. Une meilleure ouverture au départ aurait
épargné à la ville les désastres d'aujourd'hui.
Les deux articles suivants, dus respectivement à MBAKA et à MBALA et BAKATA sont des
études culturelles, la première sur les noms en Leele; la deuxième sur les masques de
circoncision chez les Bayaka. Ces recherches complètent des études déjà parues dans la
revue.
Partageant l'expérience qu'il a acquise depuis près de 10 ans dans la gestion de gros
élevages de bovins dans la région de Kikwit, MUHUNGA propose une technique de gestion --
un tableau de bord -- que le personnel local peut tenir, pour faire des troupeaux des
outils de rapport.
L'article final nous ramène au point de départ où nous avons signalé l'importance
du facteur humain en toutes choses. Le non-respect des normes de rouissage du manioc
conduit les producteurs à mettre sur le marché un produit toxique. FUNGULA, LELE,
KIMANANZIMBU et NSUKU font l'analyse de ce manioc et confirment les graves présupposés
de la recherche. La linamarine libère du cyanure dont la consommation est
dangereuse.
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