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ar2-r.gif (1769 octets) AGRONOMIE
Les principales cultures vivrières en République démocratique du Congo sont :

Le manioc est cultivé sur l'ensemble du territoire. C'est l'aliment de base le plus répandu et le plus consommé, sous forme de cossettes (de racines bouillies ou grillées), de chikwangue (pain de manioc, très consommé dans le Bas-Congo, l'Equateur et le Bandundu), de fufu, de malemba (en Equateur), de gari et d'attiéké (chez les Ouest-Africains de Kinshasa), de lituma (mélange de banane plantain et de manioc (dans le Haut-Congo) et de feuilles. Kinshasa, la capitale, représente, à elle seule, un grand marché de consommation du manioc.

La production nationale de manioc était estimée à environ 19,378 millions de tonnes en 1995, pour une superficie récoltée de l'ordre de 2,5 millions d'hectares. Le Bandundu demeure le plus grand producteur de manioc avec une production de plus de 4 millions de tonnes. L'hinterland de la ville de Kinshasa produit environ 15.000 tonnes.

 

L'igname est une culture pratiquée à petite échelle dans le pays et limitée, à l'instar des autres féculents (patate douce et taro) à la zone forestière. La production nationale est de l'ordre de 299.000 t.dont environ 62.000 sont produits à l'Equateur.

 

La production nationale de la patate douce était de l'ordre de 412.000 t. en 1995. Le Nord-Kivu vient en tête, avec une production d'environ 89.000 t. Cette région est également la plus grande productrice de pommes de terre dont la production nationale était estimée, en 1995, à 37.000 t.

 

La banane plantain et la banane douce
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La République démocratique du Congo a produit environ 2,424 millions de tonnes de bananes plantains dont près de 30 % sont cultivées dans la région du Haut-Congo. En ce qui concerne la banane douce, culture pratiquée principalement dans les galeries forestières et autour des cases, sa production est estimée à 409.000 t. Le Sud-Kivu est la principale région productrice et consommatrice de banane douce. Elle assure plus du quart de la production totale du pays.

 

La céréale la plus répandue est le maïs, notamment dans les deux Kasaï et au Katanga. Elle se consomme sous forme de fufu (Kasaï et Katanga), de bouillie pour enfant, pour les petits déjeuners et les dîners (Kinshasa) et de couscous (chez les Ouest-Africains de Kinshasa). La production nationale de maïs est évaluée à environ 1,225 millions de tonnes en 1995, pour une superficie emblavée de 1,5 millions d'ha. Cette production ne couvre pas les besoins de consommation du pays qui est, de ce fait, obligé de recourir aux importations. En 1993, la région du Katanga, principale consommatrice de cette denrée, venait en tête avec une production de l'ordre de 300.000 t., représentant environ 25 % de la production totale du pays, suivie de la région du Kasaï-oriental qui a produit environ 180.000 T. La ceinture verte de la ville de Kinshasa a réalisé une production minimale de 11.900 t. au cours de la même campagne. La transformation du maïs en farine est réalisée de plusieurs manières, soit dans des moulins à Kinshasa, ou dans de petites et moyennes entreprises.

 

Le riz paddy est pratiqué en culture traditionnelle sous pluie notamment à l'est et en culture irriguée dans certaines zones marécageuses et fonds de vallées. La production nationale était estimée à 441.000 t. en 1995 pour une superficie emblavée de l'ordre de 600.000 ha. Les deux grandes régions productrices de riz paddy sont le Haut-Congo (qui produit plus de 25 % de la production nationale) et le Katanga.

 

Le sorgho et le millet sont principalement cultivés dans la région du Bandundu qui fournit plus de 60 % de la production nationale, qui était estimée en 1994 à environ 90.000 t. (dont 38.690 t. de millet). A noter que la comsommation de ces céréales diminue d'année en année.

 

Parmi les autres cultures vivrières qui jouent un rôle important dans l'alimentation, il faut signaler l'arachide, culture de savane. La production nationale est évaluée à plus de 593.000 t. pour une superficie semée de près de 760.000 ha. La région de Bandundu est la plus grande zone de production avec 153.000 t.

 

L'haricot
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Une grande variété de légumineuses assure également le ravitaillement entre deux cultures, notamment le haricot. La production de haricots s'est établie à environ 221.000 t. en 1995 pour une superficie estimée à 380.000 ha. Le Nord-Kivu, qui est le plus grand producteur de haricots, contribue à hauteur de 50 % à la production nationale avec des rendements moyens plus élevés que la moyenne nationale (0,700t/ha contre 0,600t/ha pour l'ensemble du pays). La production la plus faible a été réalisée dans l'hinterland de la ville de Kinshasa.

 

En matière de corps gras, la source la plus répandue est la noix de palme. Elle est consommée sous forme d'huile de palme, de mwamba (pâte obtenue après ébullition, pilage et pressage des noix de palme) et de noix bouillies ou grillées. Le palmier à huile trouve presque partout des conditions favorables. Les troubles politiques, le vieillissement des plantations, la désaffection des coupeurs et la dégradation du tissu économique ont entraîné une baisse des surfaces cultivées, notamment dans les plantations industriellles, et de la production. La production de noix de palme est estimée à environ 1,061 million de tonnes. La transformation des noix de palme est assurée industriellement et surtout artisanalement. La production d'huile de palme a fortement régressé. D'environ 81.000 t. en 1990, elle n'était plus que de 19.513 t. en 1995. La production d'huile de palmistes était de 2.279 t. contre 6.622 t. en 1990.

 

A côté de ces cultures vivrières, on trouve les cultures industrielles qui sont pratiquées par les paysans et quelques grandes sociétés agro-industrielles dont le nombre a, cependant, fortement régressé au cours des dix dernières années. Cette agriculture, qui a été pendant des années très mécanisée et capitalistique, est commercialisée vers les centres de consommation et vers les ports exportateurs (caoutchouc, palmier à huile, café, cacao et bois). Mais la crise économique, les maladies, le vieillissement et parfois l'abandon des plantations ainsi que les troubles politiques ont entraîné une baisse générale de la production et des exportations de ces produits.

 

Parmi les cultures industrielles, le coton occupe une place de choix. Selon une note du Poste d'Expansion Economique (PEE) de l'ambassade de France à Brazzaville, le coton, introduit en République démocratique du Congo par les Belges dans les années vingt et cultivé principalement de part et d'autre de l'équateur, n'a jamais été cultivé dans de grandes plantations de type industriel et reste aujourd'hui une culture de petites parcelles exploitées en assolement avec des cultures vivrières (maïs, arachides, manioc...) et encadrées par des sociétés cotonnières. Le nombre de producteurs paysans aurait fortement diminué, passant de 300.000 au début des années quatre-vingt à seulement 35.000 en 1995.

 

L'hévéa
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L'hévéa est cultivé principalement dans la région de l'Equateur. La production de caoutchouc est en régression. De plus de 11.000 t. en 1989, elle est tombée à 6.684 t. en 1995.

 

La canne à sucre
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La production de canne à sucre est de l'ordre de 1,706 million de tonnes par an. La canne à sucre est cultivée principalement dans le Bas-Congo, le Kivu, dans la vallée de la Ruzizi et le Haut-Congo.

 

Le café
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Autrefois principale culture d'exportation, le café est aujourd'hui en régression. Deux qualités sont cultivées, le robusta dans la cuvette centrale (Haut-Congo et Equateur) et l'arabica, produit principalement sur les hauteurs de l'est du pays (Nord-Kivu). La production nationale de robusta est estimée à 67.723 t., en diminution depuis 1990 (78.660 t.). le verger, faute d'entretien, est en mauvais état et est attaqué par diverses maladies. Les exportations de café robusta ont le plus souffert de la situation politique et économique générale, en raison des problèmes d'évacuation de la production et de la détérioration de la qualité du produit.

 

La production de cacao s'est établie aux environs de 13.899 t. en 1995, en nette progression par rapport à l'année précédente (7.816 t.). Les trois-quart de la production proviennent de l'Equateur, le reste du Mayome.

 

Le thé
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Les plantations de thé se trouvent principalement dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La production , assez stable, est de l'ordre de 3.400 t. par an.

 

Culture paysanne traditionnelle, le tabac est cultivé au Bandundu, en Equateur, dans le Haut-Congo, au Kasaï-oriental et au Katanga. La production nationale est de l'ordre de 3.400 t.

 

Divers autres produits destinés à l'exportation, mais en faibles quantités, sont cultivés ou récoltés en République démocratique du Congo. Parmi ceux-ci, on trouve le quinquina (Sud-Kivu) dont la production était estimée à 6.450 t. en 1995 et les racines de pyréthrine (155 t.), tous deux destinés à l'industrie chimique et pharmaceutique.