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Les précipitations ont été abondantes sur l’ensemble du pays depuis le début de l’année. Les pluies se sont déplacées vers le nord en mai, ont diminué puis cessé dans le sud et dans le centre, mais sont restées généralisées sur le reste du pays. Dans le nord et dans le sud, on récolte le maïs de la campagne secondaire, tandis que les semis du maïs de la campagne principale sont en cours dans le centre. La croissance du mil et du sorgho est satisfaisante dans l’est. On signale que dans le Rutshuru, près de Goma, les campagnes en cours de sorgho, de maïs et de café sont mauvaises du fait des pluies irrégulières, de la pénurie d’intrants de base et des semis qui ont été retardés par les troubles civils et les déplacements de population. Il est probable que c’est également le cas dans de nombreuses autres régions, notamment dans l’est, le centre et l’ouest, encore que la principale culture alimentaire, le cassava, peut attendre dans le sol et qu’elle souffre moins du manque d’intrants. La distribution de semences et d’outils serait particulièrement utile dans le centre et dans le sud, où la prochaine campagne de semis débute maintenant.

La situation des approvisionnements alimentaires reste critique dans l’est où l’on signale que les réfugiés restants souffrent de malnutrition avancée et que les conditions de sécurité restent toujours très tendues. Outre les 190 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays, dont environ 95 000 se trouvent à Masisi, les sources humanitaires estiment à plus de 20 000 le nombre des réfugiés restants. Le HCR annonce qu’au 6 juillet, 54 500 réfugiés rwandais au total ont été rapatriés. Toutefois, on signalait également la présence de 50 000 réfugiés rwandais autour de Mbandaka, près de la frontière congolaise, dont un nombre inconnu se trouve dans les forêts. De nombreux réfugiés souffraient de malnutrition grave. De plus, on estime qu’il y a également 50 000 réfugiés angolais assistés et 119 000 non assistés dans le sud du pays. La plupart des populations non assistées devraient rentrer spontanément en Angola du fait de l’amélioration de la situation, tandis que le rapatriement des réfugiés assistés a commencé. Il reste également dans le pays environ 92 000 réfugiés soudanais et 37 000 réfugiés ougandais. Les besoins d’importations céréalières de 1997 (janvier/décembre) sont évalués à 180 000 tonnes de blé et de riz et à 60 000 tonnes de céréales secondaires.