GauGeographie.jpg (19378 octets) Droitebandeau.jpg (54419 octets)
 
AGRONOMIE ar2-r.gif (1769 octets) Cocotier
L'origine du cocotier est assez obscure. Certains auteurs situent sa patrie en Amérique centrale, d'autres lui assignent l'Océanie comme berceau. Cette seconde hypothèse paraît la plus vraisemblable. Le cocotier est un palmier monoïque, pouvant atteindre 25 à 30 m de hauteur. Il possède un tronc lisse de 0,25-0,30 m de diamètre, à base épaissie, couronné par une vingtaine de feuilles pennées de 3,5-6 m de longueur sur 1 m de largeur. Suivant la variété et le climat, il forme de 10 à 20 nouvelles feuilles par an. L'enracinement est très puissant.

Les inflorescences ramifiées portent, réunies, un grand nombre de petites fleurs des deux sexes. Les fleurs femelles sont diposées à la base des ramifications. Après fécondation, elles se développent en de gros drupes de forme ovoïde dont chacun se compose d'une graine, la noix de coco, et d'une enveloppe fibreuse se désséchant et durcissant à l'approche de la maturité.

La noix de coco proprement dite est constituée d'un endocarpe très dur de 5 mm d'épaisseur, à l'intérieur duquel se trouve l'endosperme de couleu blanchâtre et qui contient un liquide blanc, opalin et sucré, généralement dénommé lait de coco. A maturité, presque tout le lait est transformé en albumen et il ne subsiste plus qu'une grande cavité au centre de la graine. C'est cet albumen qui, après dessication appropriée, constitue le coprah du commerce.

Le cocotier est une plante de basse altitude. Sa croissance et son rendement diminuent au fur et à mesure que l'on s'écarte du niveau de la mer. La température moyenne annuelle doit être, au minimum, de 25 ° et la température moyenne du mois le plus froid de 20°. Le maximum se trouve vraisemblablement aux environs de 30°. Des précipitations annuelles de 1.500 mm et plus, uniformément réparties, sont favorables. Le cocotier est très sensible à l'éclairement; c'est par excellence une essence de lumière. Il exige par-dessus tout un sol très perméable : les terrains alluvionnaires, le littoral sabloneux de la mer ainsi que les rives des grands lacs lui conviennent très bien.

Séché ets éparé de la coque, l'endosperme constitue le coprah qui contient 60 à 68 % d'huile et 5 à 7 % d'humidité. Il est recommandé de laisser sécher pendant un mois les noix récoltées, avant de les ouvrir. On obtient ainsi un produit plus dur et de meilleur qualité. L'ouverture des noix se fait à la main ou mécaniquement ; la dessication de l'amande s'opère au soleil ou dans des séchoirs à air chaud.