L'origine du cocotier est
assez obscure. Certains auteurs situent sa patrie en Amérique centrale, d'autres lui
assignent l'Océanie comme berceau. Cette seconde hypothèse paraît la plus
vraisemblable. Le cocotier est un palmier monoïque, pouvant atteindre 25 à 30 m de
hauteur. Il possède un tronc lisse de 0,25-0,30 m de diamètre, à base épaissie,
couronné par une vingtaine de feuilles pennées de 3,5-6 m de longueur sur 1 m de
largeur. Suivant la variété et le climat, il forme de 10 à 20 nouvelles feuilles par
an. L'enracinement est très puissant.Les
inflorescences ramifiées portent, réunies, un grand nombre de petites fleurs des deux
sexes. Les fleurs femelles sont diposées à la base des ramifications. Après
fécondation, elles se développent en de gros drupes de forme ovoïde dont chacun se
compose d'une graine, la noix de coco, et d'une enveloppe fibreuse se désséchant et
durcissant à l'approche de la maturité.
La noix de coco proprement dite est constituée d'un
endocarpe très dur de 5 mm d'épaisseur, à l'intérieur duquel se trouve l'endosperme de
couleu blanchâtre et qui contient un liquide blanc, opalin et sucré, généralement
dénommé lait de coco. A maturité, presque tout le lait est transformé en albumen et il
ne subsiste plus qu'une grande cavité au centre de la graine. C'est cet albumen qui,
après dessication appropriée, constitue le coprah du commerce.
Le cocotier est une plante de basse altitude. Sa
croissance et son rendement diminuent au fur et à mesure que l'on s'écarte du niveau de
la mer. La température moyenne annuelle doit être, au minimum, de 25 ° et la
température moyenne du mois le plus froid de 20°. Le maximum se trouve vraisemblablement
aux environs de 30°. Des précipitations annuelles de 1.500 mm et plus, uniformément
réparties, sont favorables. Le cocotier est très sensible à l'éclairement; c'est par
excellence une essence de lumière. Il exige par-dessus tout un sol très perméable : les
terrains alluvionnaires, le littoral sabloneux de la mer ainsi que les rives des grands
lacs lui conviennent très bien.
Séché ets éparé de la coque, l'endosperme constitue le
coprah qui contient 60 à 68 % d'huile et 5 à 7 % d'humidité. Il est recommandé de
laisser sécher pendant un mois les noix récoltées, avant de les ouvrir. On obtient
ainsi un produit plus dur et de meilleur qualité. L'ouverture des noix se fait à la main
ou mécaniquement ; la dessication de l'amande s'opère au soleil ou dans des séchoirs à
air chaud.